
La véritable sécurité lors de vos aventures en République dominicaine ne dépend pas de l’assurance que vous souscrivez, mais de 5 minutes d’inspection systématique avant chaque départ.
- Inspectez toujours l’état du matériel (pneus, freins, arceaux) avant de louer un buggy ou un quad, surtout pour les offres à bas prix.
- Vérifiez les exclusions de votre assurance voyage de carte bancaire, souvent insuffisante pour les sports motorisés.
- Évaluez honnêtement votre condition physique avant de vous lancer dans une activité exigeante comme le canyoning.
Recommandation : Intégrez une checklist de sécurité rapide à votre routine avant toute activité à risque, même si elle est présentée comme « facile » ou « pour tous les niveaux ».
L’image de la République dominicaine oscille entre les plages de sable blanc de Punta Cana et la promesse d’une adrénaline brute, au cœur d’une nature luxuriante. Pour vous et vos amis, trentenaires en quête de sensations fortes, l’appel du buggy vrombissant sur une piste de terre, de la tyrolienne filant au-dessus de la canopée ou d’une descente en rappel dans une cascade cristalline est irrésistible. C’est l’occasion de créer des souvenirs mémorables, bien au-delà du farniente au bord de la piscine.
Rapidement, les conseils habituels affluent : « choisissez un bon tour-opérateur », « hydratez-vous bien », « négociez les prix ». Ces recommandations, bien que sensées, restent en surface. Elles ne vous préparent pas à la réalité du terrain, où une décision rapide peut faire la différence entre une journée exaltante et un accident coûteux. La tentation d’une excursion buggy à 30$ proposée sur la plage est grande, mais que cache ce prix ? Votre assurance de carte Gold est-elle vraiment une protection sans faille ?
Et si la clé de votre sécurité ne résidait pas dans une confiance aveugle envers un prestataire, mais dans votre propre capacité à évaluer les risques ? La véritable prévention n’est pas passive ; c’est un système de prise de décision actif, une série de micro-vérifications que vous pouvez effectuer vous-même. Il ne s’agit pas de devenir paranoïaque, mais d’acquérir les réflexes d’un aventurier averti, capable de distinguer une bonne affaire d’un pari risqué.
Ce guide est conçu pour vous transmettre cette compétence. Nous n’allons pas seulement lister des activités, mais vous donner les outils concrets pour analyser la sécurité d’une excursion, choisir votre équipement comme un professionnel, comprendre les pièges des assurances et planifier vos journées pour maximiser l’aventure tout en minimisant les dangers.
Pour ceux qui préfèrent un format condensé, la vidéo suivante vous offre une belle immersion en images dans les paysages et l’ambiance de l’archipel, complétant parfaitement les conseils pratiques de ce guide.
Pour vous aider à naviguer dans les subtilités de l’aventure sécurisée, nous avons structuré cet article autour des questions cruciales que vous devez vous poser avant de vous lancer. Chaque section est une étape de votre préparation pour des vacances riches en adrénaline, mais sans mauvaises surprises.
Sommaire : Le guide de la sécurité pour vos aventures en République dominicaine
- Pourquoi réserver votre excursion buggy à 30$ sur la plage est un pari risqué pour votre sécurité ?
- Comment s’habiller pour une journée d’aventure tropicale sans souffrir de la chaleur ou des insectes ?
- Canyoning ou Randonnée simple : lequel choisir si vous n’avez pas fait de sport depuis 6 mois ?
- L’erreur de couverture qui peut vous coûter 5000 € en cas de chute en quad
- Dans quel ordre enchaîner vos activités pour éviter les bus de croisiéristes ?
- Comment sélectionner une excursion nature qui finance vraiment la conservation locale ?
- Quelle randonnée choisir pour profiter de la nature dominicaine sans souffrir de l’humidité et de la chaleur ?
- Comment accéder aux plus belles cascades dominicaines et s’y baigner sans danger ?
Pourquoi réserver votre excursion buggy à 30$ sur la plage est un pari risqué pour votre sécurité ?
L’offre est alléchante. Un rabatteur charismatique vous propose une excursion en buggy « tout compris » pour une fraction du prix affiché par votre hôtel. C’est le genre de plan « local » que l’on est fier de raconter. Pourtant, ce prix anormalement bas est le premier signal d’alarme. Il cache souvent un modèle économique où la sécurité est la principale variable d’ajustement. Pour préserver leur marge après avoir versé une commission de 30 à 40% au rabatteur, les loueurs négligent systématiquement la maintenance : les vidanges sont espacées, les pneus usés jusqu’à la corde et les réparations de fortune sont la norme.
Les « guides » qui vous accompagnent sont rarement formés aux premiers secours ou aux procédures d’urgence. Ce sont souvent des jeunes locaux payés une misère, dont le rôle se limite à vous montrer le chemin. En cas d’incident mécanique ou de blessure, vous êtes livrés à vous-même, loin de tout. Le pari à 30$ se transforme alors en un problème potentiellement grave et coûteux.
Étude de cas : le modèle économique des rabatteurs de plage et ses risques
Le système est simple : les rabatteurs de plage, sans aucune responsabilité légale, perçoivent une commission élevée (souvent 30 à 40%) sur chaque location qu’ils facilitent. Pour que l’opération reste rentable, le loueur final est contraint de réduire drastiquement ses coûts opérationnels. Les économies se font principalement sur la maintenance (pneus usés, vidanges espacées) et sur l’assurance du véhicule, qui est souvent inexistante ou minimale. Les guides, payés entre 10 et 15 dollars par sortie, n’ont généralement aucune formation en premiers secours, transformant une simple panne en une situation potentiellement dangereuse.
Plutôt que de faire confiance aveuglément, adoptez une démarche de « vérification flash ». En 60 secondes, vous pouvez évaluer le niveau de risque d’un véhicule. Cette simple inspection est votre première ligne de défense contre les accidents évitables. C’est un réflexe professionnel qui doit devenir le vôtre.
Votre checklist de sécurité : 5 points à vérifier en 60 secondes sur un buggy
- État des pneus : Cherchez des fissures profondes sur les flancs et vérifiez que la profondeur de la sculpture est d’au moins 4 mm. Des pneus lisses sont un danger mortel sur piste humide.
- Jeu de la direction : À l’arrêt, tournez le volant. Un jeu de plus de 2-3 cm avant que les roues ne bougent indique un système de direction usé et imprécis.
- Efficacité du freinage : Avant de partir, appuyez fermement sur la pédale de frein. Elle doit être ferme et ne pas s’enfoncer jusqu’au plancher. C’est un test non-négociable.
- Solidité de l’arceau de sécurité : Vérifiez la présence d’un « roll-bar » robuste. Inspectez les soudures à la recherche de fissures ou de points de rouille importants qui fragilisent la structure.
- Fonctionnement des feux : Contrôlez que les feux avant, arrière et les feux stop fonctionnent. Ils sont essentiels pour votre visibilité en cas de forte poussière ou de pluie soudaine.
Comment s’habiller pour une journée d’aventure tropicale sans souffrir de la chaleur ou des insectes ?
En République dominicaine, le climat tropical est un adversaire à ne pas sous-estimer. Une mauvaise tenue peut transformer une excursion de rêve en un calvaire de chaleur humide, de piqûres d’insectes et d’irritations. L’erreur commune est de privilégier des vêtements en coton, pensant qu’ils sont légers. En réalité, le coton absorbe la transpiration, devient lourd, colle à la peau et met une éternité à sécher, favorisant le refroidissement du corps et les frottements.
La solution professionnelle est d’adopter le système de superposition, même sous les tropiques. Il ne s’agit pas d’empiler des couches chaudes, mais de combiner des textiles techniques intelligents pour gérer l’humidité, la température et la protection. Un vêtement long et ample, mais respirant, sera toujours plus efficace et protecteur qu’un short et un débardeur qui exposent votre peau au soleil, aux égratignures et aux moustiques, potentiels vecteurs de maladies comme la dengue ou le chikungunya.
Le choix du bon textile est donc stratégique. Chaque matière a ses avantages et ses inconvénients en fonction de l’intensité de l’activité et de votre sensibilité. Le tableau suivant vous aide à faire un choix éclairé en fonction de vos priorités et de votre budget.
| Textile | Avantages | Inconvénients | Prix moyen |
|---|---|---|---|
| Mérinos | Régulation thermique naturelle, anti-odeur | Séchage lent, prix élevé | 50-80€ |
| Tencel/Lyocell | Ultra-respirant, sensation fraîche | Moins résistant aux accrocs | 40-60€ |
| Synthétique traité | Séchage rapide, anti-UV intégré | Peut retenir les odeurs | 25-45€ |
Ce système permet de s’adapter en temps réel aux conditions. Vous pouvez commencer une randonnée en forêt avec une couche de base et un haut à manches longues, puis retirer ce dernier lors d’un effort intense. L’objectif est de rester le plus sec possible pour un confort et une sécurité optimaux.

Comme l’illustre cette superposition, chaque tissu a une fonction spécifique : la première couche évacue la transpiration, la seconde isole si besoin, et la troisième protège du vent ou d’une pluie fine. Pour une aventure en République dominicaine, une couche de base respirante et une sur-chemise technique légère suffisent la plupart du temps.
Canyoning ou Randonnée simple : lequel choisir si vous n’avez pas fait de sport depuis 6 mois ?
Le canyoning à Jarabacoa ou la randonnée vers le Pico Duarte sont des expériences inoubliables. Cependant, elles présentent des exigences physiques radicalement différentes. Choisir une activité inadaptée à votre condition physique actuelle est le meilleur moyen de vous mettre en danger et de gâcher non seulement votre journée, mais aussi le reste de votre séjour à cause de douleurs ou de blessures. L’honnêteté envers soi-même est la première règle de sécurité.
Le canyoning n’est pas une simple « balade aquatique ». C’est un sport complet qui sollicite intensément des groupes musculaires souvent au repos. Il requiert de la force dans les bras et les épaules pour les descentes en rappel, de la stabilité et de l’équilibre pour progresser sur des rochers glissants, et une bonne résistance au froid, car vous passerez plusieurs heures dans l’eau fraîche des rivières de montagne. Une randonnée, même avec du dénivelé, est principalement un effort d’endurance cardiovasculaire et musculaire centré sur les jambes.
Si votre dernière activité sportive remonte à plusieurs mois, opter d’emblée pour le canyoning est un pari audacieux. Une étude menée auprès de touristes en République dominicaine est sans appel : elle montre que le canyoning génère des courbatures intenses pendant 48 à 72 heures chez 85% des participants non sportifs, impactant lourdement les activités suivantes du séjour. En comparaison, la randonnée classique ne provoque des courbatures significatives que chez 35% d’entre eux, avec une récupération complète en 24 heures. Les zones les plus touchées après une session de canyoning sont les quadriceps (sollicités en excentrique lors des descentes), les avant-bras (agrippés à la corde) et les lombaires.
Avant de réserver, faites une auto-évaluation honnête. Posez-vous les bonnes questions. Il ne s’agit pas de savoir si vous êtes « sportif » en général, mais si vous êtes préparé pour *cet* effort spécifique. Une bonne forme au football ne garantit pas une aisance en canyoning.
L’erreur de couverture qui peut vous coûter 5000 € en cas de chute en quad
C’est un réflexe courant : « Je suis couvert par ma carte bancaire Gold/Premier, tout ira bien ». C’est l’une des idées reçues les plus dangereuses en voyage. Si ces cartes offrent une assistance de base, elles comportent des exclusions et des plafonds rédhibitoires pour les activités à risque comme le quad, le buggy ou le canyoning. Penser être protégé alors qu’on ne l’est pas constitue une « faillite de couverture » qui peut avoir des conséquences financières désastreuses.
Le problème principal réside dans deux domaines : la définition des « sports à risque » et les plafonds de remboursement. La plupart des contrats excluent par défaut les sports motorisés. Même si l’activité est couverte, les plafonds de frais médicaux sont souvent dérisoires face au coût réel des soins à l’étranger. Une analyse comparative des assurances voyages montre que les cartes haut de gamme plafonnent les frais médicaux autour de 150 000€, ce qui peut sembler énorme. Pourtant, en cas d’accident grave nécessitant une hospitalisation complexe et un rapatriement sanitaire, la facture peut rapidement grimper bien au-delà. De plus, les frais de recherche et de secours, fréquents lors d’accidents en zone isolée, sont très rarement pris en charge.
En cas de chute en quad à Jarabacoa, par exemple, la chaîne des coûts s’accumule vite. L’ambulance privée locale, le transfert vers une clinique mieux équipée à Saint-Domingue, l’hospitalisation et le rapatriement ne sont que partiellement, voire pas du tout, couverts. Selon les données des assureurs voyage spécialisés, une hospitalisation avec rapatriement sanitaire depuis la République dominicaine peut coûter entre 5000€ et 15000€. Le tableau suivant détaille la ventilation des coûts réels et la couverture souvent insuffisante d’une carte bancaire standard.
| Poste de dépense | Coût estimé | Prise en charge carte bancaire |
|---|---|---|
| Ambulance privée locale | 300-500€ | Non couvert |
| Transfert clinique Saint-Domingue | 1000-1500€ | Partiel (50%) |
| Hospitalisation 3 jours | 3000-5000€ | Plafonné à 2000€ |
| Rapatriement sanitaire | 8000-15000€ | Plafonné à 5000€ |
| Frais recherche/secours | 2000-4000€ | Non couvert |
La seule solution viable est de souscrire une assurance voyage complémentaire spécifiquement conçue pour les séjours d’aventure. Lisez attentivement les conditions pour vous assurer que l’option « sports à risque » ou « sports motorisés » est bien incluse. C’est un coût supplémentaire modeste au regard de la tranquillité d’esprit et de la protection financière qu’elle procure.
Dans quel ordre enchaîner vos activités pour éviter les bus de croisiéristes ?
Vous avez choisi vos activités, vous êtes bien équipé et correctement assuré. Il reste un dernier ennemi à déjouer pour profiter pleinement de vos aventures : la foule. Rien de pire que de se retrouver en file indienne sur un sentier de randonnée ou d’attendre 30 minutes son tour pour la tyrolienne. La clé est d’anticiper les flux touristiques, principalement dictés par les horaires des bateaux de croisière qui accostent à La Romana ou Amber Cove.
Les passagers des croisières débarquent généralement entre 8h et 9h du matin et doivent être de retour au bateau vers 16h. Leurs excursions sont donc concentrées sur un créneau horaire très précis, de 10h à 15h. Ce sont les heures à éviter à tout prix pour les sites les plus populaires et accessibles. Comme le souligne un guide local expérimenté :
Les croisiéristes sont notre pain, mais ils transforment les cascades en piscines municipales entre 11h et 14h. Le secret, c’est de vivre à contre-courant. Quand ils arrivent, nous partons. Quand ils repartent, la nature redevient magique.
– Carlos, guide à El Limón
Votre stratégie doit donc être de planifier vos journées « à l’envers ». Visez les activités les plus prisées soit très tôt le matin, soit en fin d’après-midi. La plupart des sites naturels, comme les parcs nationaux ou les cascades, sont tout aussi magnifiques à 7h30 ou à 16h30, la lumière y est même souvent plus belle.
- La stratégie « Early Bird » : Soyez sur site à l’ouverture (souvent 8h). Vous profiterez du calme, de la fraîcheur matinale et vous croiserez les bus touristiques alors que vous serez déjà sur le chemin du retour. Idéal pour les randonnées ou les cascades populaires comme El Limón.
- La stratégie « Late Finisher » : Programmez votre activité pour qu’elle commence vers 15h. Vous arriverez sur les lieux au moment où les groupes repartent. Cela fonctionne très bien pour les excursions en buggy ou en quad, où la lumière du soleil couchant ajoute une dimension spectaculaire.
- La stratégie du « Contre-flux géographique » : Le jour où un bateau de croisière est à quai, choisissez une activité située à plus de 2 heures de route du port. La logistique des excursions de croisière limite leur rayon d’action, vous garantissant une relative tranquillité.
- La stratégie « Jour Off » : Renseignez-vous sur les jours d’escale des plus gros navires. Si possible, prévoyez une journée de détente à la plage ou à votre hôtel ces jours-là et gardez vos grandes excursions pour les jours plus calmes.
Comment sélectionner une excursion nature qui finance vraiment la conservation locale ?
Dans un pays où le tourisme est un pilier économique, de nombreuses excursions se parent d’un vernis « écologique » ou « solidaire » qui n’est souvent qu’un argument marketing. Pour des voyageurs conscients comme vous, il est frustrant de ne pas savoir si votre argent contribue réellement à la protection de l’environnement et au bien-être des communautés locales. Distinguer le « greenwashing » d’un véritable engagement demande, là encore, un système de vérification.
Les labels internationaux comme « Green Globe » ou « Travelife » sont un premier indicateur, mais ils sont souvent coûteux et inaccessibles pour les petites structures locales, qui peuvent pourtant être les plus vertueuses. Ne vous fiez donc pas uniquement à leur présence ou absence. La meilleure approche est de poser des questions directes et précises au prestataire avant de réserver. Une entreprise réellement engagée sera fière de répondre et de fournir des détails concrets.
Les questions à poser ne sont pas « êtes-vous écologique ? », mais plutôt :
- « Quelle part du prix de l’excursion revient directement aux guides ou à la communauté locale ? »
- « Avez-vous des projets de conservation spécifiques que vous financez (reforestation, nettoyage de plages, etc.) ? »
- « Employez-vous des guides originaires du village ou de la région visitée ? »
- « Comment gérez-vous les déchets produits pendant l’excursion ? »
Les réponses vagues (« nous soutenons l’économie locale ») sont un mauvais signe. Des réponses précises (« 40% va aux guides, 10% à l’école du village ») sont un excellent indicateur. L’exemple d’un écolodge communautaire dans la Sierra de Bahoruco illustre parfaitement ce qu’est un impact économique vérifiable.
Étude de cas : L’impact vérifiable d’un écolodge communautaire
Un écolodge géré par une coopérative locale dans la Sierra de Bahoruco a mis en place une politique de transparence totale. Sur chaque excursion facturée 100$, la répartition est clairement affichée : 40% pour les salaires des guides locaux, 30% pour l’entretien des sentiers et des infrastructures, 20% pour un programme de reforestation de la zone tampon du parc national, et 10% pour financer des fournitures pour l’école du village. Depuis 2019, ce modèle a permis de replanter plus de 15 000 arbres endémiques, de créer 25 emplois directs et d’assurer la scolarisation de 100% des enfants du village voisin.
Quelle randonnée choisir pour profiter de la nature dominicaine sans souffrir de l’humidité et de la chaleur ?
La chaleur humide de la côte dominicaine peut être écrasante et transformer une randonnée prometteuse en une épreuve d’endurance pénible. La transpiration excessive ne diminue pas seulement le plaisir, elle augmente aussi le risque de déshydratation, de coup de chaleur et d’irritations cutanées. Pour profiter des paysages luxuriants sans subir ces désagréments, la stratégie consiste à utiliser deux alliés naturels : l’altitude et l’eau.
Premièrement, exploitez le gradient de température. La République dominicaine n’est pas plate ; sa Cordillère Centrale offre un refuge de fraîcheur inestimable. Selon les relevés météorologiques de cette région, la température moyenne au-dessus de 800 mètres d’altitude est de 18°C, contre 28°C sur la côte. Choisir des sentiers dans les régions de Jarabacoa ou de Constanza, c’est s’assurer des conditions de marche beaucoup plus agréables, surtout en milieu de journée. L’air y est non seulement plus frais, mais aussi plus sec.
Deuxièmement, planifiez votre itinéraire autour de l’eau. Les « randonnées aquatiques » ne sont pas seulement ludiques, elles sont un outil de régulation thermique extrêmement efficace. En prévoyant des pauses baignade régulières dans les rivières et les bassins qui jalonnent le parcours, vous faites chuter la température de votre corps et vous vous ressourcez pour la suite de l’effort. De nombreux sentiers en République dominicaine sont conçus autour de cette interaction avec l’eau. C’est un moyen intelligent de combiner exploration et confort thermique.
Voici une sélection d’itinéraires qui appliquent parfaitement ces principes pour une expérience de randonnée rafraîchissante :
- Sendero del Río Jimenoa (Jarabacoa) : Un parcours de 6 km qui vous fait traverser la rivière une douzaine de fois, garantissant des pieds au frais et des pauses revigorantes.
- Los Tres Ojos (Saint-Domingue) : Un réseau de grottes et de lacs souterrains où la température est naturellement climatisée autour de 22°C, une oasis de fraîcheur près de la capitale.
- Río San Rafael (Barahona) : Une randonnée côtière unique qui longe une rivière se jetant dans la mer, offrant une alternance de bassins d’eau douce et de baignades dans la mer des Caraïbes.
- El Limón (Samaná) : Le sentier menant à la célèbre cascade est en grande partie ombragé et longe la rivière, permettant de multiples arrêts pour se tremper avant l’apothéose finale dans le grand bassin.
- 27 Charcos de Damajagua : L’exemple ultime de la randonnée aquatique, où le parcours lui-même consiste à sauter, nager et glisser d’une cascade à l’autre.
À retenir
- Ne jamais faire confiance à une offre d’excursion à un prix anormalement bas sans une inspection minutieuse du matériel.
- Votre assurance de carte bancaire est très probablement insuffisante pour les sports motorisés ; une assurance complémentaire est indispensable.
- Évaluez toujours honnêtement votre condition physique avant de vous engager dans une activité exigeante comme le canyoning.
Comment accéder aux plus belles cascades dominicaines et s’y baigner sans danger ?
Les cascades de République dominicaine, comme Salto El Limón ou les 27 Charcos, sont des joyaux naturels qui invitent à la baignade. Cependant, ces piscines naturelles idylliques peuvent cacher des dangers invisibles. La précipitation et l’insouciance sont vos pires ennemies. Une approche méthodique est nécessaire pour garantir une baignade aussi sûre que rafraîchissante.
Contrairement à une idée reçue, le principal danger n’est pas la crue soudaine. D’après les statistiques de la protection civile dominicaine pour 2023, 78% des accidents dans les cascades sont dus à des glissades sur les rochers mouillés et moussus aux abords des bassins. Seulement 5% sont liés à des crues. La première règle de sécurité est donc de porter des chaussures adaptées : des chaussures d’eau ou des sandales de randonnée avec une bonne semelle crantée, et non des tongs. Déplacez-vous lentement et testez la stabilité de chaque prise avant de vous y engager pleinement.
Une fois au bord de l’eau, ne plongez jamais tête la première. Avant même de mettre un pied dans l’eau, effectuez un « scan visuel » du bassin pour évaluer les risques cachés. Cette analyse rapide, qui ne prend que deux minutes, peut vous sauver d’un courant fort ou d’un siphon (un courant d’eau qui aspire vers le fond).

La méthode est simple et séquentielle. Elle s’inspire des techniques de sécurité en eaux vives et doit devenir un réflexe avant toute baignade en milieu naturel. Suivez ces étapes dans l’ordre pour une évaluation complète :
- Observer le mouvement de l’eau (2 minutes) : Repérez les zones calmes et les zones agitées. Un tourbillon en surface, même petit, peut indiquer la présence d’un dangereux siphon en profondeur.
- Lancer des branches : Jetez quelques branches ou feuilles dans différentes parties du bassin pour visualiser les courants invisibles et repérer d’éventuelles zones d’aspiration près de la chute d’eau ou des rochers.
- Vérifier la couleur de l’eau : Une eau claire et transparente est un signe de conditions stables. Une eau trouble ou marron indique une crue récente en amont, ce qui peut signifier des courants plus forts et des débris flottants.
- Identifier les points de sortie : Avant d’entrer dans l’eau, repérez au moins deux endroits où vous pourrez sortir facilement, sans avoir à escalader une paroi glissante.
- Tester la profondeur : Utilisez un long bâton pour sonder la profondeur avant d’envisager un saut. Ne vous fiez jamais à la couleur de l’eau pour en juger.
Votre sécurité est votre responsabilité active, pas une garantie passive. L’étape suivante consiste à intégrer ces réflexes de vérification, d’évaluation et de planification à votre préparation de voyage dès maintenant, pour que l’adrénaline reste toujours un plaisir, jamais un péril.
Questions fréquentes sur la sécurité en aventure en République dominicaine
Comment réagissez-vous face au vide (regarder depuis un balcon au 10e étage) ?
Si vous ressentez des vertiges ou un malaise, privilégiez la randonnée. Le canyoning implique des descentes en rappel et des sauts qui peuvent être très anxiogènes si vous n’êtes pas à l’aise avec la hauteur.
Pouvez-vous rester 20 minutes dans une eau à 18°C sans grelotter excessivement ?
Si la réponse est non, évitez le canyoning. Vous passerez entre 2 et 3 heures immergé dans l’eau froide des rivières de montagne, et l’hypothermie peut vite devenir un problème si vous êtes frileux.
Tenez-vous en équilibre sur un pied pendant 30 secondes les yeux fermés ?
Un échec à ce test simple indique un manque de proprioception et d’équilibre. C’est un facteur de risque important pour le canyoning, qui demande de progresser constamment sur des rochers glissants et instables.